"Ce n'est pas parce que l'on a rien dire qu'il faut fermer sa gueule" Michel AUDIARD

jeudi 28 juillet 2011

le petit exercice littéraire du vendredi (24)

Même lorsque l'on a pas lu cet auteur, on le connait à travers ses pièces de théâtre, ses films, mais aussi ses bons mots, ses formules à l'emporte-pièce, son humour, sans oublier, bien sûr, sa voix. Inoubliable. Et quasiment inimitable, bien des imitateurs vous le diront. L'auteur et le titre de son ouvrage. Réponses dimanche dans la soirée, rubriques commentaires.

Il faut absolument que celui qui me lit se fasse à cette idée qu'il a pu se commettre à mon intention la plus inconcevable injustice qui soit.
Il ne doit pas avoir d'autre idée préconçue.
Qu'il ne franchisse pas le seuil de cet ouvrage s'il est d'avance convaincu que... cependant... mon Dieu... n'est-ce-pas, malgré tout... j'aurais pu... J'aurais dû - non, non, je ne veux pas d'un lecteur "prévenu".
Qu'il mette de côté tout ce qu'il "croit savoir" - il pourra le reprendre à la sortie du livre - mais, pendant sa lecture, qu'il soit en un état de réceptivité propre à m'en faire un défenseur et, s'il le veut, un ami.
Car je l'estime un honnête homme, intelligent.
Et de la sorte nous n'aurons qu'une idée préconçue - l'un et l'autre.
Peut-être, observera-t-il, au cours de sa lecture, maintes répétitions et quelques négligences aussi, parfois, de style.
Qu'elles soient considérées par lui comme autant de témoignages du mécontentement que j'éprouve à relater des faits qui souvent me répugnent.
Je désirais ne prendre aucun plaisir à ce travail.
Il fallait à ma vie qui fut exceptionnelle, un parachèvement qui fût à sa mesure.
Pour être à sa mesure et rester dans les règles, il fallait que ce fût un rebondissement.
Ce rebondissement se devait à sont tour d'être spectaculaire.
Et, de ce côté)là, je n'ai pas à me plaindre.
Mais voilà qu'aujourd'hui j'ai la prétention - on sait bien que je les ai toutes - hormis celle d'être modeste - oui, voilà qu'aujourd'hui j'ai la prétention de conclure moi-même, en apportant des faits nouveaux, qui sont, à mon sens, de nature à retourner la situation.
Tant et si bien d'ailleurs que cette comédie, qui tient depuis trois ans l'affiche, et dont le premier acte se passait en prison, doit logiquement se terminer, à la façon des pantomimes d'autrefois, par des danses rythmées, quelques feux de Bengale et des tableaux vivants - le tout considéré comme une apothéose.

lundi 25 juillet 2011

le tour de France et le dopage: ou en est la présomption d’innocence?

Le tour 2011 s'est achevé dimanche dernier avec la victoire de Cadel Evens, le premier australien à remporter le grande boucle.
Sans être ce qu'il est convenu d'appeler un "aficionado" de la "petite reine", je m'intéresse néanmoins aux grandes compétitions, donc le tour, les championnats du monde et les JO. Concernant le tour de cette année, je n'ai véritablement suivi que les étapes de montagne et plus particulièrement celles des Alpes. Et la course contre la montre à Grenoble. Sans qu'il y ait pour autant la moindre trace de chauvinisme!
Tout a été dit sur les 10 jours en jaune de Thomas Voeckler, sur les défaillances de Alberto Contador, sur les timidités stratégiques des frères Schleck, la belle victoire de Pierre Rolland à l'Alpe d'Huez, aussi je ne m'y attarderai pas. Encore que ce jeune coureur sera peut-être le signe avant coureur du renouveau du cyclisme sur route français. On ne peut que le souhaiter. N'oublions pas que le dernier vainqueur français du tour a été Bernard Hinault en 1985!...
C'est au dopage que je voudrais consacrer l'essentiel de mon billet aujourd'hui. Parce que lorsque l'on parle du cyclisme, on pense automatiquement et systématiquement au dopage. Comme si le couple cyclisme - dopage était indissociable. Mais, n'est ce pas un peu plus compliqué que cela?
Certes, nul ne peut nier que pas mal de champions, et non des moindres, se sont fait prendre la main dans la confiture d'EPO. Nul ne peut nier non plus que nombre d'entraineurs et de kinés avaient plus dans leur cantine de seringues qu'il n'était nécessaire. Nul non plus ne peut nier que les marques qui sponsorisent les équipes ont besoin de résultats concrets pour rentabiliser leurs investissements, d'où une pression très forte exercée sur le peloton.
Pour autant, il y a quand même quelque chose de surprenant et, disons le, de choquant sur le soupçon permanent à l'égard du monde cycliste. Dans le cas d'espèce, la présomption d'innocence n'existe tout simplement pas: c'est un coureur professionnel, il gagne quelques courses, donc il est coupable. Forcément coupable, comme disait Marguerite Duras. Et il n'y a pas que la "vox populi" pour l'affirmer: les médias ne sont pas à la traine et ils sont même plutôt en pointe: on remarquera d'ailleurs qu'ils brûlent très facilement le lundi ce qu'ils ont adoré le dimanche.
Etant abonné, je lis chaque jour le Monde, journal qui n'est pas précisément un journal sportif. Mais il consacre une page, voire deux aux grands évènements sportifs, dont le tour. Les années précédentes, en plus d'articles strictement sportifs, il a fait appel à Greg Lemon pour commenter les étapes et ses commentaires étaient pour le moins chargés de fiel et de suspicion gratuite parce que jamais étayée de la moindre preuve tangible.
Cette année, toujours des articles consacrées aux différentes étapes, mais aussi quelques analyses  de  Antoine Vayer, professeur d'EPS, ancien entraineur de l'équipe Festina et expert de l'étude de la performance. C'est très certainement à ce titre qu'il développe une théorie où l'effort des coureurs cyclistes est transformée en watts. Je suis bien incapable de vous en dire plus sur cette théorie, sans doute très technique, mais qui permet à notre expert d'avoir un regard très critique, sinon accusatoire au regard des performances des coureurs.
Un exemple parmi d'autres: dans le journal daté du 24 juillet, il écrit, page 19: "Dans le Télégraphe, les muscles froids d'Alberto Contador - genou réparé en une nuit et déjà flashé à 460 watts pendant 20 minutes sur le col de Manse avant l'arrivée à Gap - ont pédalé 47 secondes plus vite que les recordmen de 2007: 30'26s à 23 km/h de moyenne pour gravir 12 kms à 7,09% de dénivelé." Et il conclut son article: "La dernière fois qu'aucun coureur n'avait été flashé au-dessus de 410 watts sur les cols de fin d'étapes du tour, c'était en 1999. C'est cette année-là qu'on a annoncé le premier "tour du renouveau". On connait la suite. Des traces d'EPO ont été retrouvées des années plus tard dans les urines de son septuple vainqueur, Lance Armstrong." On voit par là que le monsieur ne fait pas dans la dentelle: quand on utilise le terme "flashé", dont on sait qu'il est connoté avec excès de vitesse, on devine que ce n'est pas par hasard. Certes, mr Vayer se présente comme expert, mais on sait aussi que les experts, parfois, souvent même, sont tellement certains de leurs savoirs qu'ils finissent par se considérer comme la référence et comme telle, infaillible.
Que l'on se comprenne bien, lecteur attentif: je ne suis pas en train d'écrire que le dopage dans le cyclisme n'existe pas et que tous ceux qui affirment le contraire sont des médisants. Non, pas du tout. Mais il me semble que  les condamnations sans appel à l'encontre des coureurs ont quelque chose de commun avec le lynchage qu'il est convenu d'appeler médiatique. Ainsi, dans son édition datée du 3 juillet, le Monde, en première page, affiche une photo où l'on voit une nuée de photographes "mitrailler" à tout va le car d'une équipe que les gendarmes viennent fouiller. Ce genre d'info entretient, qu'on le veuille ou non, le soupçon et la défiance.
On peut aussi s'interroger sur le fait qu'il n'y a guère que le cyclisme pour être ainsi soupçonné. Il arrive que dans d'autres sports, certains contrôles se révèlent positifs et le ou les coupables sanctionnés, mais jamais d'aprioris aussi systématiques que dans le vélo. Et quels autres sports obligent ses champions à être disponibles à tout moment et en tout lieux pour subir tels ou tels contrôles anti dopage?
Quand je vois la ferveur dite populaire, les millions de gens tassés le long du parcours des étapes, des gens qui crient, qui encouragent et pour certains qui font prendre des risques insensés aux coureurs, quand je vois tout cela, que j'entends ce que j'entends et que je lis ce que je lis un peu partout au sujet du dopage de ces mêmes coureurs, je me dis qu'il y a là quelque chose qui cloche dans notre rapport à ce sport: on ne peut à la fois rendre hommage aux champions (et aux anonymes du peloton) et les accuser de tous les maux.
Ne pas jouer les vertueux que l'on soit spectateurs, commentateurs ou citoyen lambda, voilà qui serait une bonne idée. Et comme disait qui vous savez: "on voit toujours la paille dans l'oeil du voisin et jamais..."
photo Cadel Evans: AFP/ Lionel BONNAVENTURE
photos du peloton: AFP/ le Quotidien et Citizen Side

jeudi 21 juillet 2011

musiques d’ici et d’ailleurs

Avec deux couples d'Amis, nous avons assisté, dans l'église de la Rochette (73) à un concert donné par le groupe "Mathias Duplessy et les 3 violons du monde". Groupe peu connu, voire inconnu de ce qu'il est convenu d'appeler le "grand public". Et c'est bien dommage. Parce que ce que nous avons entendu et vu, hier soir, était, à bien des égards, exceptionnel: la musique, les chants, les instruments, l'ambiance et les musiciens. Quatre vingt dix minutes de bonheur à l'écoute de musiques de chez nous et d'ailleurs, voilà qui apporte un peu de soleil dans ces journées où nous sommes plus proches de la Toussaint que du 14 juillet.

Mathias DUPLESSY est ce que l'on peut appeler un musicien "touche à tout". Guitariste classique de formation, il étudie et joue le flamenco, les musique ottomanes et indiennes, mais aussi la musique mongole, musique et chants  dont nous avons pu avoir une belle démonstration hier soir. Il est le créateur de ce groupe, "Mathias Duplessy et les 3 violons du monde". Il compose mais aussi n'hésite pas à adapter des musiques que l'on pourrait croire hermétiques ou inadaptées à des instruments chinois ou mongols. Ainsi, "Marco Polo", composée par Ennio Morricone ou "la Gnossienne" n° 1 de Erik Satie. La preuve, si besoin en était, que, dans ce domaine comme bien d'autres,  l'on peut, et même l'on doit, ne jamais hésiter à aller plus loin que la stricte tradition, fut-elle au nom de l'harmonie.
Sur la scène, hier soir, il y avait, en plus de M. Duplessy, trois musiciens, un Chinois et deux Mongols, l'un de l'est et l'autre de l'ouest.
Guo Gan, diplômé de musique traditionnelle du conservatoire de la province du Liaoning, il réside en France depuis une dizaine d'années. Il joue principalement d'une  vièle à deux cordes, appelée "er hu". C'est un bel instrument, simple en apparence, dit à cordes frottées. Elève de l'école nationale de musique de Paris, il s'initie aux percussions et au jazz. participant à divers concerts, notamment avec Didier Lockwood et l'orchestre de l'opéra de Paris.
Enkh Jargal est un musicien Mongol, de l'est, né en 1968. Il vit principalement en Allemagne. Il joue d'une vièle à deux cordes, lui aussi, appelée "morin khuur".
Il pratique le chant "diphonique", un chant traditionnel où la voix va du plus grave au plus aigu. Sans rentrer dans trop de détails, le chanteur émet en même temps deux sons: l'un, dit son fondamental ou "bourdon" et l'autre, plus aigu, dit "son harmonique". Bien évidemment, l'apprentissage commence dès le plus jeune âge. Je peux vous dire que c'est très impressionnant; à la limite, et pour être un peu familier, "ça prend aux tripes".
Le troisième musicien chanteur, Nara Kargyraa, - un Mongol de l'ouest- a remplacé au "pied levé"le musicien "titulaire", Sabir Khan, obligé de rentrer précipitamment  au Rajasthan, son pays natal. Je ne connais  rien de son parcours. Mais je peux témoigner que c'est un musicien et un chanteur au niveau des ses collèges, avec une voix très impressionnante et parfaitement maitrisée.
J'ai mis plusieurs liens qui envoient vers plus de détails sur les instruments ou les artistes qui devraient vous permettre de rentrer plus dans les détails. Je vous invite à les consulter, tout comme je vous invite, si par bonheur, ce groupe passait par chez vous, à aller les voir, les écouter. En  espérant que vous aurez le même plaisir que nous avons eu hier soir comme tous les spectateurs présents dans l'église de La Rochette.

lundi 11 juillet 2011

de l'E.E. FORBIN à la F.D.A. FORBIN

Samedi 9 juillet, j'ai été invité, avec deux autres anciens de l'EE Forbin, par le Commandant de la FDA Forbin, le Capitaine de Vaisseau REY et le Commissaire Bourgnigaud, au cocktail de fin de la mission Harmattan au large de la Libye. Mais avant de rentrer plus en détail sur cette belle et sympathique soirée, j'aimerais remonter quelques années en arrière.


l'équipage du Forbin à Suez en 1971
Le 2 novembre 1965, j'embarquais, à Toulon, sur l'Escorteur d'Escadre FORBIN (D 635), alors commandé par le Capitaine de Vaisseau Frédéric-Moreau. Ce fier navire était encore en cale sèche et allait terminer son grand carénage avant d'effectuer des essais en mer puis, en mars 1966, le grand départ vers Tahiti, via le Cap de Bonne Espérance à l'aller, via le Cap Horn au retour. J'ai déjà écrit ici que le passage de ce cap mythique s'était déroulé sur "une mer de curé". La honte absolue!
Ce fier navire, après avoir été désarmé en 1981 et servi de brise-lames à Lanvéoc Poulmic pendant 18 ans, a été envoyé par le fond en 1999 au cours de tirs d'exercice. A 2000 mètres de profondeur, il doit servir de refuge aux crustacés, coquillages et poissons de la faune sous marine bretonne. Ainsi s'achève très souvent le destin de ces "lévriers des mers".
Avec ses 350 hommes d'équipage, ses 128 mètres de long, 12 de large et 5 de tirant d'eau pour un déplacement 3750 tonnes, le Forbin affichait très fièrement ses 650 000 miles au compteur. Mais naviguant depuis 1958, il avait atteint comme il est dit pudiquement "la limite d'âge".
le Forbin à Tahiti en 1966

En décembre 2008, la Frégate de Défense Aérienne FORBIN (D 620) prenait la relève de son glorieux ancien. Cette frégate n'a rien à voir, mais alors rien,
avec l'escorteur. Tant par son "look" que par ses dimensions et même son équipage. Normal d'ailleurs, tant il est vrai que les  navires conçus aujourd'hui n'ont qu'un seul point commun avec ceux d'hier ou d'avant hier: celui de flotter. Et cela est valable pour les navires de guerre, de commerce ou de tourisme.
la coupée du Forbin
un légo
Avec à peine 200 hommes et femmes d'équipage, 153 mètres de long, 14 de large pour un déplacement de 7000 tonnes, le Forbin "nouveau" est le type même des bâtiments d'aujourd'hui, bourrés d'électronique, de logiciels et d'armements adaptés à des équipements ultra sophistiqués. Sans vouloir rentrer dans trop de détails, la forme du navire est quelque peu surprenante et dès que j'ai vu la frégate, j'ai pensé à un avion "furtif". Effectivement, les ingénieurs de DCNS ont conçu la coque, la mature pour qu'elles soient en quelque sorte, sinon invisibles, du moins "trompeuses", c'est à dire que les radars "ennemis" ne pourraient "voir" sur leurs écrans que la forme d'un... chalutier! C'est certainement plus compliqué que cela, mais cela explique que les navires de surface ressemblent presque à des légos. Les matériaux composites n'ont pas été utilisés, mais je n'ose imaginer le coût d'une telle construction!








Samedi dernier, nous étions donc invités Jean Henri Veillon, Christophe Veillon et moi-même par le commandant Rey et le commissaire Bourgnigaud. Je précise que dans la Marine, le commissaire n'a rien à voir avec la police, ce rôle étant dévolu au Capitaine d'Armes, surnommé plus ou moins affectueusement le "bidel". Le commissaire est le patron de l'administration du bord.
le CV Cluzel, JH Veillon, C. Bachelier, C. Veillon
le commanant REY




Dès que j'ai eu passé la coupée, j'ai été "frappé" par la jeunesse des officiers présents pour accueillir les invités. Cette surprise s'est confirmée par la suite, ne serait ce que lorsque nous avons été saluer le commandant Rey: quarante, quarante deux ans maximum. Pour un capitaine de vaisseau, c'est surprenant. Entendons nous bien: quand j'écris surprenant, c'est en comparaison de l'âge des officiers de marine il y a pas mal d'années. Confirmation de ce sentiment après avoir longuement discuté avec le commandant en second, le capitaine de vaisseau Cluzel: trente neuf ans! Certes, nous a t'il précisé, les étoiles pouvaient se faire attendre une bonne dizaine d'années.
Beaucoup de monde réuni sur la plage arrière et dans le hangar autour d'un "buffet" appétissant à souhait. Ambiance conviviale, décontractée et même festive.








d'un pont à l'autre
Seul maitre à bord après Dieu
et quelques autres.
Visite du bâtiment sous la houlette de deux jeunes seconds-maitres (deux ans de service, sans passer par Maistrance), visiblement passionnés par leur métier. Première constatation, et d'importance: il y a l'air conditionné partout. Ou presque. La seconde: il n'y a plus de "postes" à l'ancienne où on s'entassait parfois à plusieurs dizaines, mais des chambres de quatre places, avec douches et toilettes. Les coursives (ou couloirs selon les "biffins") sont larges et peu encombrées, même si les chemins de câbles courent, courent... Pour descendre ou monter, les escaliers sont plus proches de l'échelle de meunier que celui du Casino de Paris où Cécile Sorel avait demandé: "l'ai-je bien descendu?" Au moins une dizaine d'écrans d'ordinateurs sur la passerelle; plus de barre en bois, mais un petit volant, presque un "joystick". Mais toujours le siège du Pacha. Il y a encore des cartes papier, mais je n'ai pas réussi à savoir si elles étaient toujours utilisées. Et à priori, il n'y aurait pas de sextant à bord. Ou alors sagement rangé quelque part... A l'avant, les compartiments où sont entreposés les missiles Aster. On peut espérer que l'on aura jamais à s'en servir réellement, mais comme dirait l'autre: "Si vis pacem, para bellum".
la barre
Il y aurait encore beaucoup de choses à dire et à écrire sur ce que j'ai vu, encore que je n'ai pas tout vu de ce que j'aurais aimé voir. Mais ce serait un peu long et pour tout dire sans doute fastidieux. J'ai mis dans ces lignes quelques liens utiles au cas où.
En tout cas, j'ai passé une belle soirée et, je le précise, sans aucune nostalgie. Sauf que les souvenirs existent et je ne renie rien. Un de mes souhaits, ou rêves ou chimères ou fantasmes, je ne sais exactement, serait d'embarquer lors d'une sortie en mer, de n'avoir pour horizon que les vagues, de regarder le soir le soleil plonger dans la mer; de voir ce navire "le nez dans la plume"; se lever à cinq heures du matin et contempler le soleil qui se lève.... Bref, un petit retour en arrière, ne serait ce que pour me rappeler que, hélas, la mer ou l'océan n'arrive toujours pas aux Panissières.

photos  de l'EE Forbin: Jacques Marquet
autres photos: Paniss
le Forbin à Tahiti: photo de l'EV Sylvain
clic sur la photo pour agrandir