"Ce n'est pas parce que l'on a rien dire qu'il faut fermer sa gueule" Michel AUDIARD

samedi 21 novembre 2015

ZOE





Il est des instants dont on ne sait même pas qu’ils existent. Mais pourtant des instants que l’on porte en nous, parce que nous les avons toujours attendus, sans même nous en apercevoir.

Et cet instant là, Petit Soleil, cette minute là, ce fut ton arrivée parmi nous. Voilà des années et des années -oserai-je dire une éternité ? que nous t’attendions, que je t’attendais . Et quand ce dimanche de mars où ta maman et ton papa nous annoncèrent l’heureuse nouvelle, je me suis senti brusquement renaître. Non pas que j’étais en perdition, non pas que j’étais à l’article de la solitude, mais il manquait sans doute à ma vie ce petit quelque chose qu’on appelle l’avenir. Tu sais, cet avenir qui rend le quotidien plus fréquentable, moins désespérant. L’avenir allait avoir une vie, un visage, un rire. L’avenir, ça allait être Toi. Alors, comment aurais je pu ne pas t’attendre ? Bien sûr et heureusement, ce ne fut pas une attente fébrile ou agitée. Je savais que tu allais venir et cela suffisait à mon bonheur.
Puis les événements se sont précipités : la clinique, le téléphone, l’attente, le téléphone, encore l’attente ! Cette attente qui s’était déclinée en mois, puis en semaines, puis en jours, en heures et enfin en minutes. Cette attente se terminait et il ne me restait plus qu’une minute, qu’une seconde.
Tu étais là, enfin ! J’ai su à cet instant là que plus rien ne serait pareil, qu’avec Toi la vie serait différente, que le quotidien serait rires, que l’avenir serait vie.

Tu étais là, Petit Soleil, et le futur pouvait commencer.

mercredi 11 novembre 2015

une princesse à New York, la célèbre banlieue des Panissières.

Avec Capucine, nous avons passé quelques jours dans la banlieue principale des Panissières: New York City. "On a pas tous les jours dix ans!..." 

Pour une petite fille de dix ans, cette ville, dont on dit "qu'elle ne dort jamais", a quelque chose de magique. Il est vrai que cette réputation n'est en rien usurpée et à chaque fois que nous y retournons, c'est toujours la même magie, la même alchimie qui opère.
C'est un sentiment, une sensation difficile à expliquer, voire impossible. Et donc faisons avec.
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Capucine et la statue de la Liberté

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Ellis Island

Nous sommes bien sûr allés à Ellis Island où sont arrivés des milliers de migrants venus d'Europe. Lieu de passage obligatoire avant que d'aller vers la terre promise. Ils fuyaient la misère et les persécutions, comme tant d'autre aujourd'hui qui fuient la guerre et les massacres, en plus de la misère et des persécutions.
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la Freedown Tower

Puis, pour nous, passage obligé, nous sommes allés tout en haut (ou presque) de la Freedown Tower: 102 étages en 52 secondes, excusez du peu... Toujours impressionnant, cette vue de New York de si haut. Et je me suis souvenu que dans les années 97 ou 98 nous étions montés tout en haut de l'une des Twins Towers. Sans imaginer bien sûr que quelques années plus tard, une bande de tueurs fondamentalistes les feraient sauter.
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Un autre passage obligé: "Bubba Gump", le célèbre restaurant inspiré des aventures de Forrest Gump et situé en plein Times Square.

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La pluie annoncée nous a menés vers le musée d'histoire naturelle. Un musée immense avec des reconstitutions d'habitats d'animaux naturalisés, mis en scène dans l'environnement qui est le leur, où que ce soit dans le monde. Très pédagogique, comme savent faire tous les musées d'aujourd'hui. De grandes salles consacrées à l'astronomie, mais incompréhensibles pour qui ne maitrise pas couramment l'anglais. Des collections impressionnantes de dinosaures et autres bestioles gigantesques. Et quand on sait que presque tous les os sont de vrais os et pas des plastiques, on se dit que nous vivons à la bonne époque!_DSC0486
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Puis, une soirée comédie musicale: "le roi lion". Spectacle éblouissant, exceptionnel: de la mise en scène aux costumes, tout était parfait. Et notre princesse en est ressorti émerveillée.... C'était aussi, c'était surtout, "le but de la manoeuvre"...

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les écureuils new yorkais, familiers, craintifs, toujours affamés

Nous n'avons pas oublié non plus de nous rendre chez m&m's, ce temple des sucreries, la rente permanente des dentistes américains. Car si vous y restez plus d'une heure, c'est la carie assurée...
Et bien sûr, Disney'store et Toys'R'US, certes moins dangereux pour les dents, mais qui se peut révéler redoutable pour la carte bancaire...
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Et puis de longues balades sur les avenues et les rues de NYC, bruyantes, animées, où les gens marchent, un gobelet de café dans une main et un téléphone portable dans l'autre. Mais comment faisaient les américains pour vivre avant le portable? Remarquez que nous pourrions nous poser la même question chez nous, mais pas que chez nous: remplacez américains par français ou anglais ou allemands ou chinois, etc, etc...
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Pour Capucine, aller à NYC sans voir le pont de Brooklyn était tout à fait impensable et donc nous avons parcouru les deux tiers du pont, puis nous sommes revenus, au milieu de quelques marathoniens qui s'entrainaient pour tenter d'être à la hauteur le lendemain, lors du fameux et célèbre "marathon de New York."



Central Park

Central Park
Visite incontournable également: Central park, cet immense poumon vert au coeur d'une ville dont je n'ose même pas imaginer le taux de pollution. Mais, il fait toujours bon s'y promener ou s'y détendre. D'ailleurs, de nombreux new yorkais profitent des pelouses ombragées pour y pique-niquer ou jouer au ballon, pour dormir ou ne rien faire... Visite du zoo obligatoire: otaries, ours, léopard des neiges, pandas roux, volatiles en tous genres et plein de petites bêtes qui rampent ou qui sautent...




un panda roux


Et pour terminer, Halloween, une fête traditionnelle où un grain de folie le dispute à l'excentricité. J'ai eu l'impression - mais ce n'est qu'une impression - que cette fête perd peu à peu de sa spontanéité au profit d'une organisation quelque peu commerciale et sécuritaire. Mais heureusement, dans certains quartiers, et plus particulièrement, dans la 22ème rue (entre la 8ème et 9ème avenue) la tradition est hautement respectée.








Une semaine, cela passe vite et même très vite. Mais, comme pour sa soeur et ses cousines, je sais que notre princesse gardera de ces quelques jours passés dans "la grosse pomme" des souvenirs, des images, des bruits qui lui resteront à jamais. C'est cela l'essentiel.


de Claude Bachelier
www.zonaires.com
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