"Ce n'est pas parce que l'on a rien dire qu'il faut fermer sa gueule" Michel AUDIARD

jeudi 9 mars 2017

"mémoires d'un tueur ordinaire"

Bientôt chez Zonaires éditions

mon nouveau roman: "Mémoires d’un tueur ordinaire"



Parce qu’il s’ennuie dans sa maison de retraite et que sa conscience le titille un peu trop, il entreprend de partager avec d’anonymes lecteurs quelques scabreuses affaires qui ont émaillé son existence.
Vous qui allez lire ce livre, ne vous méprenez pas, il n’y a dans cette narration aucune ambiguïté. Seuls les faits et les circonstances qui les ont amenés à se produire sont rapportés.
Le narrateur n’entend point se confesser ni entrer en pénitence, tout au plus cherche-t-il à atténuer sa responsabilité en invoquant ces grains de sable qui enrayent de temps à autre la raison comme le cours banal de la vie.


jeudi 2 février 2017

le 30 janvier 1917 ou l’espoir d’une paix sans victoire


Charles 1er (1887 - 1922)
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François Joseph (1830 1914)
Alors que la guerre fait rage, que les massacres continuent sur tous les théâtres d'opérations, le 30 janvier 1917, l'empereur d'Autriche Hongrie, Charles 1er, tente de négocier une paix séparée avec les alliés français, britanniques et italiens.




Avant que de poursuivre, revenons quelques années en arrière: en 1915, François-Joseph, alors empereur d'Autriche Hongrie, envoie Charles, son petit neveu et héritier, en éclaireur auprès des alliés. Rappelons que Charles de Habsbourg est, à sa naissance, 5ème dans l'ordre de succession au trône d'Autriche - Hongrie. Guillaume II, averti de la démarche la fait échouer.



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Frédéric Guillaume Victor Albert de Hohenzollern
(1859 - 1941)
La mort de Rodolphe, fils de l'empereur François-Joseph en 1889; puis celle de Charles, frère cadet de l'empereur; puis celle de Otto en 1906, et enfin l'assassinat de de François Ferdinand en 1914, mettent le petit neveu de l'empereur au second rang dans l'ordre de succession, derrière son grand oncle qui règne depuis 1848!
Il n'est pas inutile de rappeler que l'une des causes de ce conflit a été l'assassinat de François Ferdinand à Sarajevo par un nationaliste serbe le 28 juin 1914.

L'Autriche, soutenue fermement par l'empereur d'Allemagne, Guillaume II, adresse un ultimatum humiliant à la Serbie, laquelle le refuse et c'est l'engrenage fatal et meurtrier.













1917 est une année importante
  • Sur le font Est, les troupes russes subissent d'importants revers. En février, le tsar Nicolas II abdique. Le 15 décembre, la Russie signe un armistice avec l'Allemagne, précédée de quelques jours par la Roumanie du roi Ferdinand 1er. Sur le front du Moyen Orient, les alliés de l'Entente remettent de l'ordre dans leur organisation ayant conduit aux désastres des années précédentes et préparent l'offensive victorieuse de 1918.


  • Sur le front de l'ouest, la seconde bataille de Verdun est engagée imprudemment dès le début de l'année par le général Nivelle et aboutira à l'échec, entre autres, du Chemin des Dames: perte de 270 000 hommes en 10 jours!!
  • Devant le peu de cas que l'état-major fait des vies des poilus, plusieurs régiments se mutinent. Pétain remplace Nivelle et interdit toutes les grandes offensives. En août, il lance l'assaut pour reprendre "le Bois des Corbeaux" et le "Mort-Homme", précédé d'une intense préparation d'artillerie. 
Le capitaine de Gaulle, alors prisonnier, dans une conférence donnée dans le camp, fournit ces détails: "en ce qui concerne la préparation d'artillerie, la dépense de munitions fut portée à 3,5 millions d'obus, pour les vingt-cinq kilomètres du front d'attaque, tirés par plus de 3000 canons, ce qui correspond par conséquent à une densité de 140 obus par mètre courant et d'un canon par 8 mètres; la proportion d'artillerie lourde fut très augmentée, tout ce que l'on avait de mieux, 90, 120 et 155 courts et longs, et un grand nombre de canons de marine furent employés et largement pourvus de munitions." (1) 
Cette offensive, coûteuse en hommes et en matériels, ne réussit qu'à reprendre quelques positions perdues en 1916.
  • L'année 1917 est également marquée par l'entrée en guerre des Etats Unis en avril aux côtés des alliés. Il faudra néanmoins attendre novembre 1917 pour que les troupes américaines participent directement aux combats, troupes que la France et le Royaume Uni devront équiper en armements divers.
C'est donc au début de cette année 1917 que l'empereur d'Autriche Hongrie va entreprendre des négociations secrètes de paix avec les alliés. Il écrit à l'empereur allemand: "si les monarques ne font pas la paix, les peuples la feront." (2)

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le Kronprinz Frédéric 

Si le Kaiser et la haute hiérarchie militaire allemande ne sont  pas encore disposés à de telles négociations, il n'en reste pas moins que le doute s'est invité, y compris dans  l'esprit du Kronprinz, qui écrit à son père: "Parlons franchement. Ne songeons plus à la Belgique. Renonçons à toute annexion, même à l'est. Il faut que nous engagions des pourparlers avec nos ennemis." (3)

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les maréchaux Hidenburg et Ludendorff
En avril 1917, la conférence de Kreuznarch* réunit les représentants des monarques allemands et austro-hongrois pour définir les buts de guerre. Encouragés par la perspective quasi certaine du retrait du conflit de la Russie, libérant ainsi toutes les divisons de l'armée allemande sur ce front est, les maréchaux Hidenburg et Ludendorff sont des partisans inconditionnels de la poursuite de la guerre et définissent leurs exigences territoriales, exigences qui ne peuvent être obtenues que par une victoire sur les alliés. Et donc, du côté allemand, pas question de négociations de paix.
A l'inverse, les représentants autrichiens, conscients de l'état de délabrement de leurs armées, veulent une issue au conflit sans pour autant renoncer à leurs prétentions territoriales vis à vis de la Serbie, ce qui est malgré tout quelque peu contradictoire avec la volonté du monarque d'une paix "sans conquêtes".

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Alexandre Ribot (1842 - 1923)
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Aristide Briand (1862 - 1932)
Donc, l'empereur autrichien, soutenu par le pape Benoit XV, charge ses beaux-frères Sixte et Xavier de Bourbon-parme de prendre contact avec le gouvernement français, alors dirigé par Aristide Briand, mais renversé en mars et remplacé par Alexandre Ribot. Les deux frères rapportent à leur souverain ce qu'ils pensent être les conditions françaises et italiennes à l'ouverture des négociations:
1. retour de l'Alsace Lorraine à la France;
2. retour de la Belgique dans son intégrité politique et territoriale;
3. Retour de la Serbie dans son intégrité politique et territoriale;
4. Constantinople cédée aux Russes.
L'empereur accepte ces conditions, sauf la troisième, ce qui entraine le refus de l'Italie de continuer la négociation. Les pourparlers sont donc interrompus, d'autant  qu'Alexandre Ribot, alors ministre français des affaires étrangères  déclare le  6 juin 1917: "la paix ne passera pas par Stockholm, mais par la victoire." (4)

Il convient de préciser que les membres les plus pacifistes de la SFIO, Marcel Cachin, Marcel Sembat entre autres, étaient partisans avec d'autres socialistes européens, d'une paix sans victoire et prévoyaient d'organiser un congrès de la paix dans la capitale suédoise. Congrès qui ne pourra se tenir puisque les délégués français, n'ayant pu obtenir de visas de sortie délivré par le gouvernement français, ne purent s'y rendre. Pour justifier, son refus, Alexandre Riblot refusait que "la paix soit l'oeuvre d'un parti et non de la nation toute entière." (5)

Parallèlement, à l'été 1917, le gouvernement français est approché, via des intermédiaires belges, par un proche du Kaiser, Oskar von der Lancken. Ce dernier - et c'est quand même un paradoxe - a participé à la conférence de Kreuznarch et en connait les conclusions. Il est recommandé par deux personnalités belges qui assurent que Lancken est porteur d'un message de l'empereur d'Allemagne. Finalement, il n'existe pas de message et A. Briand ne rencontrera pas le chargé d'affaires allemand. 
A la demande du Président du Conseil Ribot, il rédige une note qui aurait pu servir de base aux négociateurs.  Mais Ribot dénature le texte de Briand en le caricaturant. Pris en flagrant délit de tricherie, il est acculé à la démission le 7 septembre, remplacé par Paul Painlevé, lui-même remplacé par Georges Clemenceau le 16 novembre 1917. 
 Le programme de ce dernier est simple et limpide: "politique intérieure, je fais la guerre; politique extérieure, je fais la guerre." (6)
Georges Clemenceau
Georges Clemenceau
Les tentatives de stopper les combats et les massacres qui en résultaient se heurtent donc à l'intransigeance des uns et des autres. Un siècle plus, tard, cette intransigeance peut nous paraitre incompréhensible au vu de cette gigantesque boucherie sur les champs de bataille. Mais en bien des choses, et plus particulièrement en Histoire, il faut se garder de sortir les faits de leur contexte. Pour autant, je me refuse, dans ce billet, à désigner tels ou tels comme étant responsables. Les historiens dans leur ensemble ne l'ont jamais fait. Et je ne suis pas historien.

Je conclus ce billet avec Raymond Aron qui, dans Paix et guerre entre les nations", me semble  poser les bonnes questions: "il se peut que la démission de la politique ait été inévitable en fonction des circonstances. L'Allemagne aurait-elle jamais renoncé à l'Alsace-Lorraine à moins d'y être contrainte par la défaite? Aurait-on pu faire accepter par l'opinion française une paix de compromis après tant de sacrifices imposés aux peuples et tant de promesses prodiguées par les gouvernements? Les traités secrets, conclus entre les alliés, consacraient tant de revendications et consignaient tant de promesses solennelles que toutes velléité de négociations  sans victoire risquait de désagréger la fragile coalition des futurs vainqueurs. (7)


(1) in "Charles de Gaulle, lettres, notes et carnets, 1905 - 1941" éditions Robert Laffont, collections Bouquins, 2010, page 351.
(2) in "14 - 18 la première guerre mondiale volume II" de Pierre Vallaud, éditions Fayard, 2004, page 48.
(3) ibid, page 49.
(4) in "Clemenceau la Père la Victoire" de Pierre Miquel, éditions Tallandier, 1196, page114.
(5) ibid page 113.
(6) in "Je fais la guerre" article de Bertand Renouvin, "Georges Clemenceau", collection Génies et réalités, Librairie Hachette, 1974, page 194.
(7) in "Paix et guerre entre les nations" de Raymond Aron, éditions Calmann-Lévy, 1962 - 1984, page 38.

Angèle-Cartier-couv-6
                                                    aux éditions Zonaires
                                                        zonaires.com

vendredi 11 novembre 2016

Réhabiliter "les fusillés pour l'exemple"

Nous commémorons aujourd’hui le 98ème anniversaire de l’armistice qui a mis fin à cette guerre qui fut une gigantesque boucherie, mais aussi à une guerre qui fut considérée à raison comme « le suicide de l’Europe ».

Paul Valéry écrivait en 1919: « Nous autres, civilisations, nous savons que nous sommes mortelles ». Ce qui était vrai à cette époque est tout aussi vrai aujourd’hui, à l’aube de ce XXIème siècle.

Donc, dans chaque village de France, des hommages ont été rendus à ces centaines de milliers de morts, de disparus, de blessés, d’invalides. Mais aussi à ces milliers de veuves et d’orphelins. Hommages mérités. Hommages indispensables pour que ne soit jamais oubliés leurs sacrifices. Pour que ne soit jamais oubliées les horreurs du militarisme outrancier qui ont conduit à ces massacres, à ces tueries. « Plus jamais ça » disait-on après  novembre 1918. Hélas, vingt et un ans plus tard, nouvelle guerre, nouveaux massacres, nouvelles tueries. Mais cela, nous le savons.

Donc, hommages ont été rendus à toutes les victimes. Non, pas à toutes. Tous ceux qui ont été fusillés pour l’exemple pendant cette première guerre mondiale sont toujours les grands absents, les oubliés volontaires de la mémoire collective. Ou plus exactement ceux que les pouvoirs politiques depuis 98 ans ont volontairement occultés, par lâcheté ou par idéologie ou par conformisme ou par bêtise. En réalité, tout cela à la fois.



honneur aux soldats anglais
Il n’y a pas que des militaires français qui ont été fusillés. Il y a aussi des britanniques. Le gouvernement britannique a réhabilité collectivement en 2007 les 306 militaires fusillés. Certes, 89 années après, cela peut paraitre long, mais l’essentiel n’est pas là!

Chez nous, rien. Lionel Jospin, premier ministre a bien demandé une telle réhabilitation. Mais refus du président Chirac qui ne trouvait pas cela « opportun »

Mais personne n’a trouvé inopportun de décorer le général Nivelle des plus hautes décorations civiles et militaires et de l’enterrer aux Invalides!

Personne n’a trouvé inopportun de combler d’honneurs et de médailles tous les officiers généraux qui ont envoyé délibérément à la mort des milliers de soldats pour reprendre à l’ennemi quelques mètres carrés, aussitôt perdus le lendemain!


Personne n’a trouvé inopportun de rétablir dans leurs grades, leurs honneurs et leurs pensions les militaires félons de l’OAS qui, ne l’oublions pas, ont du sang sur les mains, du sang de français et d’algériens. Sans compter les multiples tentatives d’assassinat du chef de l’Etat! Personne!

 Réhabiliter aujourd’hui tous ces malheureux serait, de la part de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui comme ceux qui nous gouvernerons demain, serait faire preuve de patriotisme. Oui, de patriotisme. Parce que c’est quoi, le patriotisme? Parce que le patriotisme, c’est d’abord et avant tout aimer son pays. Eventuellement, de mourir pour lui. 

J’ai eu l’occasion de travailler sur des lettres de soldats écrites à leurs familles pendant le conflit. Tous, je dis bien tous, étaient des patriotes. Tous voulaient défendre la patrie. Tous! Mais aucun ne réclamait de mourir pour elle. Ils acceptaient cette possibilité, mais aucun, sciemment, ne voulait mourir.
A cet égard, « les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914 – 1918″ sont un témoignage exceptionnel.


La dernière tentative de réhabilitation collective a été tentée par le sénateur Fischer en décembre 2012 a été rejetée par la majorité sénatoriale le 19 juin 2014. Quelle honte!


Alors, quand des tribunaux militaires jugeaient des soldats soi disant coupables de trahison, des soldats qui se seraient volontairement blessés, ils les condamnaient à mort. Sans appel. Après des procès où la sentence étaient décidées à l’avance puisqu' »Il s’agit moins de punir un coupable que d’empêcher par la sévérité de la répression la contagion du mal. »

98 ans après cette abomination que fut cette guerre, il serait temps de tourner la page. De réintégrer dans la communauté des morts pour la France tous ces soldats qui n’ont sans doute pas été des héros, mais qui étaient des victimes, tout comme l’étaient les 1 400 000 morts, les 4 266 000 blessés de France. Comme les 9 720 000 morts, les 21 228 000 blessés du monde entier.

Quelques communes ont eu ce courage d’inscrire sur le monuments aux morts les noms de ceux qui ont été « fusillés pour l’exemple. » C’est formidable, mais cela ne suffit pas pour les réintégrer dans la communauté nationale. C’est aux plus hautes autorités de l’Etat de la faire.

Ce sera l’honneur du prochain président de le faire vraiment! Et son déshonneur s’il se dérobait!

de Claude Bachelier
Angèle Cartier
www.zonaires.com


mercredi 9 novembre 2016

les américains avaient à choisir entre...

les américains avaient à choisir entre Clinton et Trump. Ils ont choisi Trump. Les français auront Le Pen..

Vous voudrez bien excuser cette paraphrase de ce qu'avait déclaré W. Churchill en septembre 1938. Mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit dès ce matin, quand à la radio, aux infos de 07h00, me sont parvenus les premiers résultats qui plaçaient D. Trump en "position de ballotage très favorable". (G. Erner)

Pourquoi, me direz-vous, un tel lien? Parce que la réalité du programme de D. Trump est un programme de société, les programmes politiques ou économiques viennent loin derrière. Tout comme celui de Mme Le Pen. Et pour appuyer ce projet, ils développent un populisme de combat, où l'outrance, la démagogie, le mensonge, l'insulte sont les arguments majeurs. 

Peu importe qu'il sera impossible de financer tel ou tel projet; peu importe qu'il sera impossible de revenir sur tel ou tel engagement international; peu importe qu'il sera impossible d'ériger des murs tout autour du territoire. Non, ce qui importe, c'est de dire que leurs adversaires sont tous et toutes issus de "l'établishment", des élites, que ce sont tous des pourris. Que eux seuls savent parler au peuple dans un langage que lui seul peut comprendre. Ah, peuples, que de mensonges, que d'âneries on peut dire en votre nom!!!

Pour revenir au lien que je fais entre ces deux populistes, D. Trump et M. Le Pen, il n'est que de revenir sur les félicitations que la présidente du FN a envoyé à Mr Trump avant même l'annonce de sa victoire. Mais aussi celles de Mme Maréchal Le Pen et de Mr JM Le Pen. Leur satisfaction, leur bonheur avaient quelque chose de pathétique, une sorte d'orgasme politique en quelque sorte.

Un autre prétendant, chez nous, à la magistrature suprême, a même déclaré que le peuple américain avait rejeté "la pensée unique"...

Et donc, je me dis que si le populisme a triomphé aux USA, et de quelle manière, il peut aussi triompher chez nous, en mai prochain.
Parce que le populisme, ne l'oublions pas, c'est un discours tenus par ceux qui affirment défendre les intérêts du peuple contre les élites. Même et surtout s'ils en sont les purs produits. Mr Trump et Mme Le Pen ne viennent ni du prolétariat ni de la classe moyenne. Tout comme d'ailleurs l'ancien maire de Neuilly.

Beaucoup des discours qui nous sont servis en vue de l'élection présidentielle en 2017 sont directement issus du populisme. Ils viennent de certains à gauche, mais surtout de beaucoup à droite. Les uns et les autres veulent faire notre bonheur, même contre nous.

Quoi que l'on puisse en penser, l'élection de Mr Trump, et avec lui, celle d'une majorité républicaine dans les deux chambres, cette élection donc va faire rentrer le monde dans une grande période d'incertitudes et de dangers. A cela, il faut ajouter les populismes à l'oeuvre dans certains pays européens, populismes partisans de pouvoirs autoritaires et rétrogrades, qui font de l'étranger - européen ou pas - le bouc émissaire et qui rêvent d'un retour à l'ordre moral.

Et bien sûr, chez nous, tous ces gens que l'élection de D. Trump galvanise. Nous ne sommes nullement à l'abri de leur soif de pouvoir autoritaire, nullement à l'abri d'une contagion qui nous viendrait d'outre Atlantique.

Tout cela n'incite guère à l'optimisme et il m'arrive de céder au découragement.

Alors, pour conclure, permettez-moi de citer Alexis de Tocqueville, qui a, il y a plus d’un siècle et demi, si bien compris ce qu’étaient les Etats Unis:

"pendant longtemps, ils empêcheront qu'aucun despotisme ne puisse s'asseoir, et ils fourniront de nouvelles armes à chaque génération nouvelle qui voudra lutter en faveur de la liberté des hommes.
Ayons donc de l'avenir cette crainte salutaire qui fait veiller et combattre, et non cette sorte de terreur molle et oisive qui abat les coeurs et les énerve."(1)

(1) "de la Démocratie en Amérique", de Alexis de Tocqueville, 1840, livre II, chapitre VII, éditions Gallimard, collection de la Pléiade.


"Angèle Cartier"
de Claude Bachelier
éditions Zonaires
www.zonaires.com


lundi 12 septembre 2016

un "tipi" aux Panissières

en juillet dernier, j'ai visité, avec trois de mes princesses, le marais de Sailles, près de Crêt en Belledonne, sous la houlette de Annayk T. responsable de l'écologie locale. J'ai ainsi découvert l'existence de "tipi", refuge provisoire d'insectes en tout genres, de petits rongeurs, de petits et moyens carnassiers, les uns dégustant les autres, histoire de faire vivre la chaine alimentaire.
Dans un prochain billet, avec l'aide d'Annayk, je vous en dirai plus sur ces "tipi"...
En attendant quelques photos de celui réalisé par mes soins la semaine dernière.