"Ce n'est pas parce que l'on a rien dire qu'il faut fermer sa gueule" Michel AUDIARD

samedi 29 mars 2014

le LIVRE INTER 1994.

les jurès 1994 et l'équipe de France Inter
les jurés et l'équipe de France Inter (suis en haut, 4ème à partir de la gauche

le 24 mars 1994, je recevais un courrier de Jean Marc STRICKER, de France Inter, m'annonçant que j'étais sélectionné pour être juré pour la vingtième édition du Livre Inter.


BOBER Robert @John Foley
Robert Bobert @John Foley
Pour mémoire, ce jury est composé de 24 auditeurs, 12 hommes, 12 femmes. 

Son originalité, son particularisme résident dans le fait qu'aucun des jurés ne fait partie du monde littéraire ou éditorial et que de ce fait, le roman primé ne subit aucune influence extérieure et qu'il l'est uniquement par le choix de lecteurs anonymes et désintéressés.

Après trois tours de scrutin, ce fut l'ouvrage de Robert BOBER*, "quoi de neuf sur la guerre?" qui fut couronné. Un personnage tout en discrétion, humble et sympathique. Avec ne belle écriture, simple mais exigeante.


Ce fut pour moi une superbe expérience. 

Tout d'abord, il m'a fallu écrire une lettre de "motivation" où il s'agissait de parler de soi, sans tomber dans le "moi-je". Où il fallait parler des livres, de la littérature, de ce qui me les faisait aimer, ou détester. 
Puis de lire avec une attention soutenue dix romans aux styles, aux écritures différents, parfois antagonistes. A cette époque, je n'étais pas vraiment un lecteur de romans et cela m'a obligé à être plus attentif, voire plus exigeant sur mon propre regard sur cette forme littéraire. 
Choisir ensuite le roman, celui que j'allais devoir défendre à Paris, face à vingt trois autres jurés. Et enfin, les débats parfois vifs, souvent passionnés pour faire triompher l'auteur et son oeuvre que chacun d'entre nous avions choisi.

Oui, vraiment ce fut une belle expérience, un moment qui rend la vie plus belle, plus enrichissante.

Quitte à me répéter encore et encore, j'aimerais que quelqu'un(e) de mon entourage ose tenter cette aventure. Mais aucun(e) ne franchit le Rubicon. Leurs raisons sont multiples et toutes respectables. Sans doute, parfois, j'ai l'air d'insister, un peu lourdement.

 Mais bon, vous savez toutes et tous que je suis un adepte de ce que disait Danton: "de l'audace. Encore de l'audace. Toujours de l'audace"


voir mon blog de avril 2009: www.panissieres.blog.lemonde.fr/2014/03/28/le-livre-inter-1994/