dimanche 14 février 2016

Abbé Pierre, Geneviève de Gaulle – Anthonioz, revenez, ils sont devenus fous!

l'abbé Pierre

Geneviève de Gaulle - Anthonioz















Si, pour écrire ce billet, j'en appelle aux mannes de ces deux illustres personnages, c'est parce qu'ils ont été et sont encore des références citées en permanence par les différentes personnalités politiques qui nous ont gouverné et nous gouvernent encore.

Le premier a été fait Grand Croix de La légion d'honneur par le Président Chirac en 2004. Lorsqu'il a appris le décès de l'abbé Pierre, le 22 janvier 2007, le Président à déclaré: "La France perd une immense figure, une conscience, une incarnation de la bonté. Il représentera toujours l'esprit de révolte contre la misère, la souffrance, l'injustice et la force de la solidarité".

Le 30 janvier, à l'Assemblée Nationale, Jean Louis Borloo, alors ministre du logement, déclarait: "Le plus bel hommage sera le vote prochain par les parlementaires, dont il fut, de la loi sur le logement opposable, une loi qui pourrait porter son nom, une manière de maintenir toujours vivante sa mémoire et son action "
A ses obsèques, toute la fine fleur du personnel politique était là: de D. de Villepin à N. Sarkozy; de B. Delanoë à V. Giscard d'Estaing; de Jack Lang à F. Bayrou. Sans oublier le Président, bien sûr.

La seconde, Présidente d'ADT Quart Monde*, elle aussi, a été élevée au rang de Grand Croix de la Légion d'Honneur par le Président Chirac en 1997. Le Président Hollande, quand il a appris son décès, le 14 avril 2002, a déclaré: "Geneviève de Gaulle - Anthonioz: « c'est la fraternité » avec « les plus pauvres, les oubliés, les exclus, les relégués »"  Lors du discours qu'il a prononcé lors du transfert symbolique de son cercueil au Panthéon , il a cité cette grande dame: "« La pauvreté n’est pas  une fatalité individuelle mais une défaillance collective »

Donc, tout le monde semble d'accord: la pauvreté est un fléau qu'il faut combattre et avoir en référence les actions que ces deux illustres personnages ont menées.

Mais, c'est bien connu, il y a toujours loin de la coupe aux lèvres. Loin des paroles lénifiantes aux actes courageux. Loin des bonnes intentions aux mauvaises réalisations.

Car notre beau pays, notre belle France comptait pas loin de 8,6 millions de pauvres en 2013 (selon les chiffres de l'INSEE)*, c'est-à-dire 14% de la population.

Il convient de préciser qu'être pauvre, en 2012,  c'est vivre avec 987€ pour une personne seule, 1481€ pour un couple sans enfant et 2073€ pour un couple avec deux enfants. Là-encore ce sont des chiffres fournis par l'Observatoire des Inégalités en 2012*. (les liens vers les sites donnent des précisions très utiles). C'était un peu moins avant 2012 et c'est certainement plus en 2015.

Il me faut préciser que le RSA en 2016 est de 527€ pour une personne seule, 786€ pour un couple sans enfant et 1101€ pour un couple avec deux enfants. Et ce RSA n'est pas cumulable avec les autres prestations.*
Il est à noter que la moitié de ceux qui pourraient prétendre au RSA n'en font pas la demande pour diverses raisons.
J'arrête ici avec les chiffres. Ils sont incontestables.
Les différents médias nous ont appris que certains élus, présidents de Conseils départementaux en particulier, soit refusaient de verser le RSA, soit voulaient obliger ceux et celles qui le perçoivent à travailler bénévolement sept heures par semaine. Cela bien sûr au nom des grands sentiments censés lutter, dans le premier cas, contre la baisse des dotations de l'Etat; dans le second, lutter contre "l'assistanat", le mot magique, l'aphrodisiaque du populisme le plus éhonté.

Il est vrai que la baisse des dotations de l'Etat est une idiotie, une absurdité, des économies de bout de chandelles. Cette baisse ne date pas d'aujourd'hui. Déjà, François Baroin, alors ministre du budget en 2010, annonçait le gel pour trois ans des dotations de l'Etat aux collectivités locales.*  Lequel Baroin, président de l'Association des Maires de France, proteste énergiquement en 2015* contre la baisse des dotations décidée par le gouvernement. On voit pas là que certains ne craignent pas le ridicule qui, heureusement pour eux, ne tue pas.

Chacun peut mesurer dans le quotidien de la vie communale les effets délétères, directs et indirects de ces baisses.

Pour revenir aux mesures décidées dernièrement, l'élu affirme que la baisse des dotations ne permet pas au budget de son département de verser le RSA. Et bien sûr, plutôt que de tailler dans des dépenses inutiles - et dans son département comme dans d'autres, elles ne doivent pas manquer -  et bien ce monsieur s'en prend aux plus pauvres, aux plus fragiles, à celles et ceux qui n'ont plus d'autres ressources que ce RSA. Alors, comme pour justifier l'injustifiable, certains montrent du doigt les quelques fraudeurs qui vivraient du RSA en travaillant "au noir". Les mêmes qui se gardent bien de montrer du doigt les fraudeurs du fisc ou les exilés fiscaux. Il est vrai, qu'aujourd'hui comme hier, il est plus facile de pourchasser le voleur de pommes que le voleur en costume cravate.

 Le département du Haut Rhin* a décrété que, pour toucher le RSA, l'allocataire devra sept heures de bénévolat à une association ou à une collectivité locale. Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour voir le but de la manoeuvre: là-encore montrer du doigt les plus pauvres, mais aussi de bénéficier d'une main d'oeuvre gratuite qui profitera d'abord aux collectivités locales. Cela au détriment des entreprises locales qui n'auront plus à faire les travaux effectués gratuitement par les nouveaux "esclaves", taillables et corvéables quasiment à merci.

Je cite ces deux seuls exemples, mais je pourrai en citer bien d'autres. En réalité, le but recherché, c'est, à terme, la suppression du RSA, afin d'obliger les chômeurs d'accepter n'importe quel travail à n'importe quel salaire. Quand on sait que pour certains milieux politiques et économiques, le SMIC est trop élevé, voire inutile, la boucle est bouclée: travailler plus pour gagner une misère sera le mot d'ordre des pourfendeurs de "l'assistanat". Petit à petit, on en arrive à ce genre de raisonnement imbécile: "ah, estime-toi heureux, tu as un boulot". Un don du ciel en quelque sorte.

Quand on écoute, quand on lit nos politiques, tout partis confondus, ce ne sont que retours en arrière, remise en cause du bien être des individus, suppression de ce qu'ils nomment avec mépris et dérision des "avantages acquis", etc, etc... Tout en nous jurant hypocritement, la main sur le coeur, que c'est pour notre bien.
Oui, hélas, la chasse aux pauvres est ouverte. Comme elle l'a été au milieu du XIX ème siècle. Avec ce qu'il faut d'hypocrisies pour cacher des choix dogmatiques et stupides.

Alors, oui, abbé Pierre, Madame de Gaulle - Anthonioz, revenez. Revenez vite pour rappeler à tous ces hypocrites les promesses qu'ils vous ont faites.

Oui, revenez, ils sont devenus fous!

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Angèle-Cartier-couv-6
de Claude BACHELIER éditions Zonaires www.zonaires.com

samedi 2 janvier 2016

2015, mauvais cru…


2015, mauvais cru…


Je ne pense pas que quiconque puisse regretter l'année 2015. Pour nous, en France, les deux attentats perpétrés par des tueurs sans foi ni loi auront marqué durablement nos mémoires. Mais, hélas, il n'y a pas eu que chez nous que les assassins ont sévi: la Turquie, la Somalie, le Nigéria, le Kenya, etc, etc... Je ne peux citer ici tous les pays qui ont eu à souffrir dans leurs chairs des actes de ces barbares qui tuent au nom d'une religion pour imposer leurs visions criminelles d'une société moyenâgeuse.

Je ne saurai passer sous silence le drame des migrants, de ces milliers de personnes qui fuient la guerre, la misère, dans des conditions épouvantables. Pour tous les Etats de l'UE, la Grèce et l'Italie en particulier, se pose le douloureux et complexe problème de l'accueil de ces miséreux, jetés sur les chemins de l'exil, exploités, dépouillés, assassinés par des mafias, elles aussi, sans foi ni loi. Et ce n'est pas en dressant des murs de barbelés que sera apportée la moindre solution, si ce n'est la marque infamante de l'égoïsme et du repli identitaire mortifère.

Attentats, migration, ce sont bien ces deux évènements qui retiennent l'attention. Par les questions qu'ils posent et par les réponses qu'il faudrait apporter.

Pour les attentats, qu'est-ce qui peut pousser des gens, jeunes pour la plupart, à tuer sans discernement, à tuer par plaisir, à mourir pour une cause criminelle? Pourquoi entrent-ils dans l'obscurantisme le plus total, dans l'intolérance la plus absolue? La religion, cette religion serait-elle à ce point absurde que l'on pourrait assassiner et mourir pour elle?

Beaucoup de gens savants, des philosophes, des sociologues, des chercheurs, des historiens, tentent d'apporter des réponses dont bien peu sont pertinentes. Certains pointent les inégalités sociales, d'autres les conséquences indirectes de la colonisation, d'autres encore la recherche de l'absolu. Bien sûr, ces gens savants n'étant jamais d'accord entre eux, les débats font rage par médias interposés et quand les politiques s'en mêlent - c'est aussi, bien évidemment,  leur rôle - avec leur présupposés partisans, il devient bien difficile d'expliquer, de comprendre.

Mais, entre nous, y a t-il quelque chose à expliquer, à comprendre? Pour ma part, dans mes moments de doute ou de pessimisme, je me dis que l'Homme, avec un grand H, l'Homme donc est mauvais. Et qu'il se plait à détruire, à tuer, à massacrer. Quand je regarde derrière moi, dans le grand rétroviseur de l'Histoire, je ne vois que des guerres, des tueries, des carnages. "L'homme est un loup pour l'Homme" a écrit le philosophe anglais Thomas Hobbes dans son oeuvre majeure, le Léviathan, en 1651.

On aurait pu croire que la connaissance, la conscience humaine ont évolué depuis cette époque. Hélas, il n'en est rien. Oserai-je dire que c'est pire qu'avant? Les différentes technologies permettent d'espionner, de traquer, de massacrer avec plus d'efficacité, même si la machette ou la ceinture d'explosifs ont encore de beaux jours devant elles.

Quant aux migrants, ces gens qui ont tout abandonné pour ne pas mourir sous les bombes de leurs dirigeants ou sous la hache de fanatiques enturbannés. Ces gens que l'on a pu voir, abandonnés en pleine mer sur des barcasses pourries ou marchant sur les routes poussiéreuses ou boueuses de l'exil. En les voyant à la télé, ils me faisaient penser à ces français, fuyant les bombardements allemands, pendant l'exode en 1940. Mêmes causes, mêmes effets. 
Cette guerre civile en Syrie, qui dure depuis trop longtemps, où l'on a vu le président de ce pays relâcher de ses infâmes prisons des milliers d'islamistes, tout en bombardant son propre peuple qui avait eu l'audace - et disons-le, le courage - de s'opposer à sa tyrannie. Ces millions de réfugiés s'entassent dans des camps en Turquie, en Jordanie, au Liban. Et sur les routes européennes, ils marchent encore et encore, contournant ces murs de la honte érigés à la va vite par des Etats qui ont oublié leur propre histoire.

Là-aussi, quelles réponses, quelles solutions? Les "yaka" des uns et les "yzonka" des autres restent dans le domaine où le populisme et la démagogie ne sont pas en reste. Sans pour autant apporter de réponses intelligibles et surtout concrètes. Il faut bien cependant reconnaitre que résoudre un tel problème ne va pas de soi. A une époque où le chômage de masse sévit et où les populismes réapparaissent, les différents gouvernements européens marchent sur des oeufs. Même si certains de ces gouvernements n'hésitent pas à ressortir les vieilles ficelles de la xénophobie bien-pensante.

Tant qu'il y aura la guerre en Syrie, en Irak ou en Afghanistan, il y aura toujours un afflux de réfugiés. Si par bonheur, ces guerres devaient s'arrêter, d'une façon ou d'une autre, alors, la grande majorité de ces réfugiés retourneraient dans leur pays, là où ils sont nés, là où sont leurs attaches et leurs identités. 

Serait-ce alors à dire que leur présence en Europe n'est que provisoire? Je le pense, oui, même si ce n'est pas d'une évidence criante. Il faudra donc que les conflits dans ces pays cessent. Mais bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire et il me semble qu'ils dureront encore quelques années et nous devrons encore et encore accueillir ces malheureux.

L'année 2015 a aussi été l'année, chez nous, en France, où le chômage et la pauvreté ont augmenté de façon spectaculaire. Sachant que quoi que puissent penser certains beaux esprits, le chômage entraine bien souvent la pauvreté. 


Dans un pays comme le nôtre, où les associations humanitaires distribuent chaque année des millions de repas; ou des milliers de gens ne se soignent plus; où des milliers de gens n'ont pas de logements décents; oui, c'est une honte que notre pays, cinq ou sixième puissance mondiale en soit arrivé à ce stade de misère humaine. Une honte, et je pèse mes mots!

Les dirigeants d'aujourd'hui ne font pas mieux que ceux d'hier; à la limite comme ils font les mêmes politiques, ils font pire. 

Ceux d'hier veulent revenir pour régler les problèmes que pendant dix ans ils n'ont pas su régler. Ceux d'aujourd'hui veulent rester pour régler les problèmes qu'ils n'auront pas su régler pendant cinq ans. 

Et je ne parle pas de ceux qui pratiquent le coup de menton, qui instillent la peur et qui prétendent régler tous les problèmes en fermant nos frontières à coups de barbelés et de blocs de béton.

Oui, 2015 est une année à marquer dune pierre blanche. Ou plutôt noire. Le Président a dit que nous n'en avions pas fini avec le terrorisme. Il a raison. Il aurait pu, il aurait dû ajouter que nous n'en avons pas fini non plus avec le chômage et la misère.

Même si dans tous les cas, chacun a envie de se battre. L'essentiel est là, me semble t-il: ne pas baisser les bras, ne jamais baisser les bras.





de Claude BACHELIER
éditions ZONAIRES
www.zonaires.com

samedi 21 novembre 2015

ZOE





Il est des instants dont on ne sait même pas qu’ils existent. Mais pourtant des instants que l’on porte en nous, parce que nous les avons toujours attendus, sans même nous en apercevoir.

Et cet instant là, Petit Soleil, cette minute là, ce fut ton arrivée parmi nous. Voilà des années et des années -oserai-je dire une éternité ? que nous t’attendions, que je t’attendais . Et quand ce dimanche de mars où ta maman et ton papa nous annoncèrent l’heureuse nouvelle, je me suis senti brusquement renaître. Non pas que j’étais en perdition, non pas que j’étais à l’article de la solitude, mais il manquait sans doute à ma vie ce petit quelque chose qu’on appelle l’avenir. Tu sais, cet avenir qui rend le quotidien plus fréquentable, moins désespérant. L’avenir allait avoir une vie, un visage, un rire. L’avenir, ça allait être Toi. Alors, comment aurais je pu ne pas t’attendre ? Bien sûr et heureusement, ce ne fut pas une attente fébrile ou agitée. Je savais que tu allais venir et cela suffisait à mon bonheur.
Puis les événements se sont précipités : la clinique, le téléphone, l’attente, le téléphone, encore l’attente ! Cette attente qui s’était déclinée en mois, puis en semaines, puis en jours, en heures et enfin en minutes. Cette attente se terminait et il ne me restait plus qu’une minute, qu’une seconde.
Tu étais là, enfin ! J’ai su à cet instant là que plus rien ne serait pareil, qu’avec Toi la vie serait différente, que le quotidien serait rires, que l’avenir serait vie.

Tu étais là, Petit Soleil, et le futur pouvait commencer.

mercredi 11 novembre 2015

une princesse à New York, la célèbre banlieue des Panissières.

Avec Capucine, nous avons passé quelques jours dans la banlieue principale des Panissières: New York City. "On a pas tous les jours dix ans!..." 

Pour une petite fille de dix ans, cette ville, dont on dit "qu'elle ne dort jamais", a quelque chose de magique. Il est vrai que cette réputation n'est en rien usurpée et à chaque fois que nous y retournons, c'est toujours la même magie, la même alchimie qui opère.
C'est un sentiment, une sensation difficile à expliquer, voire impossible. Et donc faisons avec.
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Capucine et la statue de la Liberté

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Ellis Island

Nous sommes bien sûr allés à Ellis Island où sont arrivés des milliers de migrants venus d'Europe. Lieu de passage obligatoire avant que d'aller vers la terre promise. Ils fuyaient la misère et les persécutions, comme tant d'autre aujourd'hui qui fuient la guerre et les massacres, en plus de la misère et des persécutions.
 
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la Freedown Tower

Puis, pour nous, passage obligé, nous sommes allés tout en haut (ou presque) de la Freedown Tower: 102 étages en 52 secondes, excusez du peu... Toujours impressionnant, cette vue de New York de si haut. Et je me suis souvenu que dans les années 97 ou 98 nous étions montés tout en haut de l'une des Twins Towers. Sans imaginer bien sûr que quelques années plus tard, une bande de tueurs fondamentalistes les feraient sauter.
 
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Un autre passage obligé: "Bubba Gump", le célèbre restaurant inspiré des aventures de Forrest Gump et situé en plein Times Square.

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La pluie annoncée nous a menés vers le musée d'histoire naturelle. Un musée immense avec des reconstitutions d'habitats d'animaux naturalisés, mis en scène dans l'environnement qui est le leur, où que ce soit dans le monde. Très pédagogique, comme savent faire tous les musées d'aujourd'hui. De grandes salles consacrées à l'astronomie, mais incompréhensibles pour qui ne maitrise pas couramment l'anglais. Des collections impressionnantes de dinosaures et autres bestioles gigantesques. Et quand on sait que presque tous les os sont de vrais os et pas des plastiques, on se dit que nous vivons à la bonne époque!_DSC0486
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Puis, une soirée comédie musicale: "le roi lion". Spectacle éblouissant, exceptionnel: de la mise en scène aux costumes, tout était parfait. Et notre princesse en est ressorti émerveillée.... C'était aussi, c'était surtout, "le but de la manoeuvre"...

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les écureuils new yorkais, familiers, craintifs, toujours affamés

Nous n'avons pas oublié non plus de nous rendre chez m&m's, ce temple des sucreries, la rente permanente des dentistes américains. Car si vous y restez plus d'une heure, c'est la carie assurée...
Et bien sûr, Disney'store et Toys'R'US, certes moins dangereux pour les dents, mais qui se peut révéler redoutable pour la carte bancaire...
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Et puis de longues balades sur les avenues et les rues de NYC, bruyantes, animées, où les gens marchent, un gobelet de café dans une main et un téléphone portable dans l'autre. Mais comment faisaient les américains pour vivre avant le portable? Remarquez que nous pourrions nous poser la même question chez nous, mais pas que chez nous: remplacez américains par français ou anglais ou allemands ou chinois, etc, etc...
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Pour Capucine, aller à NYC sans voir le pont de Brooklyn était tout à fait impensable et donc nous avons parcouru les deux tiers du pont, puis nous sommes revenus, au milieu de quelques marathoniens qui s'entrainaient pour tenter d'être à la hauteur le lendemain, lors du fameux et célèbre "marathon de New York."



Central Park

Central Park
Visite incontournable également: Central park, cet immense poumon vert au coeur d'une ville dont je n'ose même pas imaginer le taux de pollution. Mais, il fait toujours bon s'y promener ou s'y détendre. D'ailleurs, de nombreux new yorkais profitent des pelouses ombragées pour y pique-niquer ou jouer au ballon, pour dormir ou ne rien faire... Visite du zoo obligatoire: otaries, ours, léopard des neiges, pandas roux, volatiles en tous genres et plein de petites bêtes qui rampent ou qui sautent...




un panda roux


Et pour terminer, Halloween, une fête traditionnelle où un grain de folie le dispute à l'excentricité. J'ai eu l'impression - mais ce n'est qu'une impression - que cette fête perd peu à peu de sa spontanéité au profit d'une organisation quelque peu commerciale et sécuritaire. Mais heureusement, dans certains quartiers, et plus particulièrement, dans la 22ème rue (entre la 8ème et 9ème avenue) la tradition est hautement respectée.








Une semaine, cela passe vite et même très vite. Mais, comme pour sa soeur et ses cousines, je sais que notre princesse gardera de ces quelques jours passés dans "la grosse pomme" des souvenirs, des images, des bruits qui lui resteront à jamais. C'est cela l'essentiel.


de Claude Bachelier
www.zonaires.com
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15 jours en Chine ou le monumental en bandouilère (Suite 4)

  Le jardin d'été, à Pékin, relève, lui aussi, du monumental, même si ce monumental là se situe plutôt dans une certaine forme d'int...