samedi 21 novembre 2015

ZOE





Il est des instants dont on ne sait même pas qu’ils existent. Mais pourtant des instants que l’on porte en nous, parce que nous les avons toujours attendus, sans même nous en apercevoir.

Et cet instant là, Petit Soleil, cette minute là, ce fut ton arrivée parmi nous. Voilà des années et des années -oserai-je dire une éternité ? que nous t’attendions, que je t’attendais . Et quand ce dimanche de mars où ta maman et ton papa nous annoncèrent l’heureuse nouvelle, je me suis senti brusquement renaître. Non pas que j’étais en perdition, non pas que j’étais à l’article de la solitude, mais il manquait sans doute à ma vie ce petit quelque chose qu’on appelle l’avenir. Tu sais, cet avenir qui rend le quotidien plus fréquentable, moins désespérant. L’avenir allait avoir une vie, un visage, un rire. L’avenir, ça allait être Toi. Alors, comment aurais je pu ne pas t’attendre ? Bien sûr et heureusement, ce ne fut pas une attente fébrile ou agitée. Je savais que tu allais venir et cela suffisait à mon bonheur.
Puis les événements se sont précipités : la clinique, le téléphone, l’attente, le téléphone, encore l’attente ! Cette attente qui s’était déclinée en mois, puis en semaines, puis en jours, en heures et enfin en minutes. Cette attente se terminait et il ne me restait plus qu’une minute, qu’une seconde.
Tu étais là, enfin ! J’ai su à cet instant là que plus rien ne serait pareil, qu’avec Toi la vie serait différente, que le quotidien serait rires, que l’avenir serait vie.

Tu étais là, Petit Soleil, et le futur pouvait commencer.

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