mercredi 1 avril 2026

15 jours en Chine ou le monumental en bandoulière.

 


Pendant deux semaines, nous avons été sept (plus le guide, à gauche sur la photo) à parcourir un petit morceau de la vaste Chine.

De Pékin à Shanghai, en passant par Xian* et Hangzhou*, ces deux semaines n'ont pas été de trop pour découvrir ce qu'il y avait de monumental dans l'Empire du Milieu.

Dans des gares qui ressemblent plus à des aéroports qu'à des gares, nous avons pris, à deux reprises, le TGV qui, à 305 km/h, nous transportait de Pékin à Pinyao* et de Tunxi* à Shanghai.

Il n'est pas inutile de rappeler qu'il y a 1 milliard 425 000 000 d'habitants, juste derrière l'Inde. Que Pékin, la capitale administrative et politique, c'est 22 000 000; Shanghai, la plus peuplée, capitale économique: 28 000 000.

Et, qu'une ville moyenne en Chine, c'est au moins 1 000 000 d'habitants, mais plus souvent, autour de 3 000 000!!!

Si le mot n'avait pas eu une connotation péjorative, voire négative, j'écrirai que, tout là-bas, est démesuré.  

Ce qui m'a "frappé" le plus en arrivant, c'est que tout est écrit en caractères chinois, sauf les chiffres. 
Donc, impossible pour le non initié de déchiffrer quoi que ce soit, que ce soit dans les magasins, les musées et même les hôtels!!!


Les langues étrangères,  y compris l'anglais, ne sont quasiment pas pratiquées, y compris dans les commerces ou les hôtels. 

Il faut noter qu'il est absolument obligatoire d'avoir son passeport sur soi. En effet, sa présentation est demandée systématiquement à chaque visite, bâtiments publics ou privés.  

Pour aller sur la place Tien'anmen, il faut montrer patte blanche et savoir attendre son tour. Cela permet d'avoir quelques "attendrissements" vis à vis des sentinelles, obligées de rester dans un garde à vous immobile pendant le temps de leur faction, faction qui peut durer jusqu'à deux heures nous confie le guide...


 


 

Cette place, sur laquelle nous étions allés librement, Anne et moi il y a une vingtaine d'années, est une place chargée d'histoire. 


D'abord, c'est là que Mao Zédong a proclamé la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949. Et c'est là que se situe le mausolée où repose le "Grand Timonier".

le Mausolée de Mao Zedoung

Deux de nos guides ont cité les manifestations d'étudiants sur cette place le 4 mai 1919 pour protester contre le Traité de Versailles qui attribuait au Japon une partie d'une province chinoise. Nos guides nous ont paru particulièrement affecté par cette décision lointaine...
Le 4 mai 1989, une grande manifestation d'étudiants réclamant  moins de corruption et plus de démocratie est réprimée avec une grande brutalité. Personne n'a jamais su le nombre exact de manifestants tués, mais ils seraient plusieurs milliers.
C'est depuis cette date que l'accès à la place est très limité et aucun regroupement n'est autorisé. Nous n'avons pas de mal à imaginer pour quelles raisons....


 


Nous n'étions pas très loin de la Cité Interdite, cet immense ensemble de 72 ha et de plusieurs dizaines de bâtiments aux toits de tuiles cirées. 



Jusqu'en 1912, elle fut la résidence des 24 empereurs chinois qui ne pouvaient pratiquement pas sortir à l'extérieur; bien évidemment, son accès était interdit aux populations.
Le guide nous a expliqué avec moult détails que rien n'était construit au hasard dans cette cité. Ainsi, il y aurait 9999 pièces, le chiffre 9 étant le symbole de la longévité.
Il en a profité pour expliquer que le yin et yang, avec le taoïsme, étaient un des éléments de la philosophie chinoise. Mais je ne m'aventurerai pas ici sur un terrain qui m'est complètement fermé...




Cela posé, la Cité Interdite est vraiment un lieu exceptionnel. Je me disais en déambulant à travers les différents palais que les concepteurs, les architectes, les maçons, les sculpteurs, enfin tous ceux, hommes et femmes qui les ont construits, je me disais donc qu'ils maitrisaient leur art avec un sens aigu de la beauté, de l'esthétique, de l'élégance.

 Il y a un grand nombre de statues en bronze, d'animaux ou de personnages, ainsi que de grandes cuves, elle aussi en bronze, cuves qui servaient de réservoirs d'eau en cas d'incendie... Les fondeurs de cette époque avaient, eux aussi, une belle maitrise de leur métier... 


 Il est de coutume, particulièrement pendant et après les fêtes du nouvel an chinois, que des jeunes femmes revêtent des vêtements traditionnels et déambulent lentement parmi la foule, le téléphone jamais bien loin, se prêtant avec plus ou moins de grâce aux milliers de téléphone portables qui les "mitraillent" encore et encore.


.Dans mon prochain billet, la Grande Muraille de Chine et l'armée enterrée de l'empereur Qin Shi Huangdi. là aussi, impressionnant...


 

 

 

 

 

 

 

samedi 24 janvier 2026

Les façades de LONDRES, "old smoke" ou "le Grand brouillard"

 Le surnom de la capitale Britannique, "old smoke", lui a été donné après un épisode de grande pollution de plusieurs jours en décembre 1952. Épisode qui causa la mort de plus de 12 000 personnes, sans compter plus de 100 000 qui en souffrirent gravement.

La colonne Nelson en décembre 1952.


 Heureusement pour nous, un froid humide et ensoleillé a accompagné les trois jours que nous y avons passés. Ce qui nous a permis de pouvoir nous promener dans cette ville sans parapluie mais avec pulls, manteaux et blousons. 

En plus de longs moments à la Tate Gallery* et au War Room*, le QG de W. Churchill pendant la guerre et le Parlement Britannique*.   

 

TATE GALLERY
le Parlement

 

l'entrée de la WAR ROOM d'où Churchill dirigeait 

le Royaume Uni entre 1940 et 1945 

Belle soirée au Royal Opera* et magnifique spectacle du Royal Balle. 

la scène du Royal Opera
 

Quand on se promène dans les rues de Londres, on ne peut que remarquer les façades des immeubles, toutes différentes, construites pour la plupart au cours du XIX ème siècle, mais aussi, pour certaines, du XVIII ème.  

Différents styles liés aux souverains, les Georges III et IV* et surtout Victoria* dont le règne de 1837 à 1901 a  profondément marqué les lignes et les structures des constructions londoniennes.

Il ne faudrait cependant pas passer sous silence les architectes qui en sont les concepteurs: Joseph PAXTON*, William BURGES*, et bien d'autres.

Il est vrai que je suis toujours admiratif de ces architectures variées, différentes et pourtant si semblables. Que ce soit à Londres, New York ou Grenoble. Sans oublier Paris, of course!!

 La modernité contemporaine a pris toute sa place dans le paysage britannique en général et londonien en particulier.
Ce n'est pas l'objet de mon billet aujourd'hui, mais je ne peux m'empêcher de joindre cette photo prise de la chambre de notre hôtel et qui résume très bien les nouvelles tendances des très hautes tours, les fameuses tours modulaires. À cet égard, New York est une référence particulière.
Pour faire court, ce sont des modules préfabriqués qui sont assemblés les uns sur les autres, un peu comme un jeu de Tétris limité en largeur.

Cela permet une grande rapidité de construction et limite l'emprise au sol, sachant que les coûts du foncier dans les grandes villes ont explosé. 

Mais, revenons aux façades londoniennes des quartiers de Picadilly* et de Millbank*

 






  










  


dimanche 23 novembre 2025

AINSI VA LA VIE AUX PANISSIÈRES

  


Encouragées énergiquement par la neige et le froid, les quelques feuilles qui restaient dans les arbres du chemin de Veyton, aux Panissières, sont toutes tombées, se réfugiant pour la plupart dans le fossé du chemin.

Aussi, hier matin, Carole, Lucas, Henri, Denis, Romain, Christophe, Claude B, Laurent, Claude Z ont-ils, affronté le froid polaire avec souffleurs et râteaux pour dégager ce pauvre fossé, envahi par des millions de feuilles mortes et d'autres morceaux de bois et lui rendre sa fonction première, celle de laisser l'eau couler tranquillement et sans accros vers le Veyton.

Ainsi va la vie aux Panissières, hier samedi, le sentiment de faire quelque chose pour la collectivité et ce midi, se réunir pour partager la convivialité du repas, avec ce qu'il faut de Beaujolais, bu avec la modération qui s'impose...






 

samedi 19 juillet 2025

la dictée estivale de la Bibliothèque d'Allevard: "la Source des Mots"

 Vendredi 18 juillet, Martine D., professeur de lettres et bénévole associée à la Bibliothèque d'Allevard, la Source des Mots,  a permis à une bonne vingtaine de personnes, curistes et Allevardins, de mettre à l'épreuve leurs connaissances orthographiques.



Martine D.
 

Dans un texte apparemment sans difficultés ni pièges, chacune et chacun a réfléchi, cogité, supputé, a cherché au fond de sa mémoire les règles, les lois, les codes, tous ces dogmes grammaticaux sur lesquels ils ont déjà tant souffert il y a quelque temps et qui, ce soir du 18 juillet, les faisaient encore suer "sang et eau". 

 


 

Dans ce texte, "à pieds, à bicyclette et... à trottinette",  fallait-il mettre un M ou deux dans "étonnamment"? Où fallait-il mettre le pluriel, un ou deux traits d'union dans "arrières-grands-parents"? 

Heureusement, Martine D. a su répondre et expliquer clairement les bizarreries de notre belle langue, ses astuces, mais aussi ce qui fait son originalité, sa singularité, "ce petit quelque chose que les autres n'ont pas", comme il est dit dans la chanson...

 


Il y aura bien sûr d'autres dictées de la bibliothèque, la prochaine très certainement début octobre.
Nous ne doutons pas qu'il y aura encore foule pour cette dictée de la Bibliothèque, appelée à devenir le rendez-vous incontournable des amoureux des mots, lesquels ne manqueront pas de se retrouver à la Source des Mots. 
 

 



 

15 jours en Chine ou le monumental en bandoulière.

  Pendant deux semaines, nous avons été sept (plus le guide, à gauche sur la photo) à parcourir un petit morceau de la vaste Chine. De Pékin...